Flaubert: “Mme Bovary, c’est moi.”
L’auteur est un être humain, il souffre de la même impuissance que tous les autres. L’auteur se donne certains objectifs, que ce soit des objectifs littéraires ou sociaux, ou politiques. Mais bien sûr, l’auteur n’est qu’un homme. Il offre ses idées, il offre ses personnages, et il espère que ce qu’il a offert fera faire réfléchir ses lecteurs. Mais on est conscient qu’on ne peut pas changer grand-chose. Mais il faut quand même faire l’effort.
Tout auteru de fiction ne s’inpire-t-il pas nécessairement du réel, tel qu’il le voit, le sent, le touche, le goûte, l’entend? Et la nature humaine, même, n’est ele pas une source inépuisable d’inspiration? (Flaubert: “Mme Bovary, c’est moi”).
(…) parce que pour moi, il n’y a rien de plus fantastique que la vie humaine. Nous sommes imprévisibles, contradictories, et c’est là que je vois toute notre beauté. Et en effet, quand j’écris un roman, je deviens mon personnage. Je comprends donc parfaitemente le sentiment de Flaubert. (…) Je crois que la difficulté vient du fait que na nature humaine est impossible à définir.
Alors l’idée de se connaître est très difficile. L’identité est un théme que j’explore souvent dans mes romans. Et plus j’écris, plus je vieillis, plus j’ai l’impression que la réponse à la question “qui suis-je?” devrait être: “Nous sommes”. Parce que l’identité individuelle est en fait multiple.
Neil Bissoondath.
